Oban – Crianlarich : 66 km

Le bon temps à Oban est terminé, direction Crianlarich pour dormir et visiter les Trossachs le lendemain.

Rien à dire sur la ville en elle-même, c’est petit et la majorité des commerces sont fermés en basse saison. Il y a un pub d’ouvert, classique mais avec de la bonne bière donc, tout va bien. Juste faire attention en choisissant son grignotage, j’aime bien découvrir donc je teste. De loin, ça avait l’air bon mais en faite, je n’aime pas la couenne de porc séchée et salée…

Le lendemain, visite du Scottish Sea Life Sanctuary, sanctuaire de repos, de soin, de sensibilisation et de préservation de la faune locale, des Trossachs, une région verdoyante d’une beauté époustouflante, et de la distillerie Deanston, établie dans une ancienne cotonnerie. Un truc immense (Wiki).

Ile de Mull et distillerie Tobermory

Levés très tôt pour prendre le ferry, nous auront la chance de voir le ciel s’éclaircir doucement au travers des épais nuages flottant au-dessus de l’eau du Firth of Lorn. Le temps est couvert et froid, et pourtant, le trajet en ferry sera agréable et paisible, un thé bien au creux des mains. Nous verrons apparaître progressivement les ombres des îles alentours et même quelques bâtiments comme le Duart Castle. De quoi renforcer la réputation mystique de l’écosse.

Arrivés à Craignure, nous prendrons un bus à deux étages pour aller jusqu’à Tobermory. Imaginez un bus à deux étages (oui le même que les bus Londoniens). C’est grand, c’est large. Et posez-le sur des petites routes de campagne qui serpentent en bord de mer et de colline escarpée. De quoi impressionner n’importe quel chauffeur !

La ville de Tobermory est tellement colorée que même sans soleil, les couleurs flashent. Indispensable dans un tel environnement. La distillerie est petite et familiale, la visite de qualité et artisanale. Les tonneaux de macération sont en bois vieux de 1872 et font plus de 7000l. Pour ceux qui n’auraient jamais fait la relation, la base de la bière et du whisky est identique : l’un est distillé, l’autre pas. On a pu voir le liquide macérer et faire la même mousse qu’une bonne bière. Ce sont les formes des alambics qui déterminent le goût du whisky, raison majeur pour laquelle il est interdit d’en faire des photos. Ceux de Tobermory sont pointus, rendant les crus plus gras. C’est également ici, que nous apprendrons qu’une fois le macérât filtré, le moût partira pour le bétail. De quoi aromatiser la viande ! Visite excellente et journée superbe.

Ps : Il y a une sorte de Colisée à Oban : le McCaig’s Tower. Un bâtiment bâti « par le riche banquier philanthrope John Stuart McCaig, entre 1895 et sa mort en 1902. L’intention de McCaig était de donner à sa famille un monument durable et de fournir du travail aux maçons locaux pendant les mois d’hiver ». Sympa le garçon !

 

 

Oban

A elle seule la ville vaut le détour, et je ne vous parle pas de la distillerie éponyme, totalement commerciale et fort peu intéressante, mais de la ville elle-même, de ses bâtiments, son port, ses restaurants et ses bars. Sûrement notre ville portuaire préférée jusqu’à présent. Évidemment, nous logerons dans une auberge Syha, située au bord de mer dans une ancienne bâtisse de toute beauté autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Pour faire le plein de picnic et petit-déj nous ferons un passage obligatoire au supermarché ou je n’ai pu m’empêcher de prendre en photo le stand de sauce et de bière. De quoi passer quelques minutes, totalement indécis, devant… Étant dans une ville portuaire nous nous ferons plaisir dans un restaurant de poisson et crustacés. Juste à côté du débarcadère de ferry, bien caché, mais tellement génial ! A conseiller fortement. Et pour finir en beauté, nous ferons halte dans un bar à whisky. Décidément, tout est génial dans cette ville !

Le lendemain nous avons prévu une sortie en ferry sur l’ile de Mull. Histoire de ne pas partir comme des touristes mal informés, on se renseigne sur le temps auprès de la réception de l’auberge : temps normal. Cool. Sauf qu’apparemment, normal pour le coin c’est pluie et gros nuages. Bon fallait pas rêver non plus, on est en octobre fallait bien que le temps automnal fasse son apparition à un moment donné…

 

 

 

Glenfinnan Viaduc and The Highland Titles lands avant l’arrivée à Oban

Aujourd’hui deux points de visite importants : Glenfinnan et Glencoe, Highland Titles Lands.

Le premier possède le viaduc qui apparait dans Harry Potter, mais aussi le train vapeur qui y passe. Inutile de vous dire l’état d’excitation dans lequel j’étais. Et oui, il y a des plaisirs simples dans la vie : voir une locomotive à vapeur sur un viaduc ! Sauf que tout ne se passe jamais comme prévu et que le train est allé bien plus vite que nous, du coup j’aurai vu le train et le viaduc mais pas le train sur le viaduc. Bah, pas grave, c’était génial ! J’adore les trains vapeur ! D’autant qu’on a fait une halte à la station pour prendre le petit déj dans un wagon d’époque et visiter le petit musée du viaduc. Modeste mais bien sympathique.

Le deuxième est une réserve naturelle avec un système de parrainage particulier : appelez-moi Lady Céline de Glencoe ! Et oui, en achetant une parcelle par leur biais vous devenez Lord ou Lady et dédier vos terres à la préservation de la faune et de la flore. J’avais trouvé l’idée poétique et avait donc acheté une petite parcelle que je m’étais juré de venir voir un jour.

De quoi concilier deux sujets qui me tiennent à cœur et pourtant aux antipodes l’un de l’autre : la préservation de cette magnificence qu’est la nature et le domaine du rêve, de la magie, du fantastique et de l’imaginaire.

Kyleakin – Glencoe : 148km

Il est temps pour nous de quitter cette enchanteresse et mystique ile de Skye pour retourner sur le continent principal, si je puis dire. On fera un nouvel arrêt à Eilean Castle pour voir le château à marée haute. Toujours aussi superbe, on ne s’en lasse pas. Puis une halte randonnée dans le Glen Nevis, nous traverserons un petit pont suspendu et reviendrons sous une légère bruine qui ne gâchera en rien le moment bien au contraire. L’atmosphère était magique et mystérieuse. Propice aux fables et mythes d’Écosse !

Le soir nous dormirons en pleine forêt de Glencoe, l’auberge a été difficile à trouver mais top et proche des départs de randonnées. Par contre, pas de magasins autour, il nous restait de la réserve donc pas de soucis mais c’est vrai que venir en basse saison à parfois des désavantages : il n’y avait qu’un pub d’ouvert.

Portree – Kileakin 54 km

Encore une petite distance, faut dire que l’ile de Skye n’est pas très grande au final et qu’il y a beaucoup de choses à y voir mais alors, vraiment beaucoup. Les paysages sont enchanteurs et tellement changeant qu’il est impossible de rester de marbre devant tant de magnificence. Le temps ajoutant une autre variable, un même paysage apparaitra radicalement différent suivant qu’il pleut où qu’il fait grand beau. Bref, on ne s’en masse pas.

Nous irons visiter le Old Man of Storr. Un monolithe au milieu de nulle part avec une vue imprenable sur les alentours. Pendant la montée, où nous avons croisé beaucoup beaucoup de touristes, le paysage est apocalyptique, les arbres déracinés, tous, ont blanchis sous le soleil et les vents et s’amassent en d’énormes tas désolés. Il n’y a rien, peu de buissons, la vue fait peine à voir. Nous découvrirons que cela est voulu. Les arbres arrachés l’ont été car ils ne sont pas endémiques. Leur mort était donc obligatoire afin de pouvoir laisser pousser les petits buissons qui eux, le sont. Ainsi cela favorisera la faune locale. Sur le coup, ça fait quand même un choc.

Dans les collines avoisinantes, j’ai trouvé une pelote de rapace. La montée hors-piste est difficile, l’épaisse couche d’herbe cache d’innombrables et traitres trous. Je déconseille fortement bien que la découverte de la pelote à largement contre balancé l’effort !

Le soir, c’est retour à l’Auberge Backpackers, avec picnic moquette devant le feu de cheminée. Le pied !

 

Portnalong – Neist Point – Portree 113km

Levés de bon matin, la vue sur les Lochs est magnifique, paradisiaque. Des lapins sautillent dans le jardin autour du gite. C’était petit mais très confortable.

Le petit déjeuné avalé, on part direction Dunevegan pour visiter le château du clan Mc Leod. En tant que fan d’Highlander, je ne pouvais pas passer à côté sans m’y arrêter, par contre pas de Duncan McLeod dans le clan… Musique dans la tête à l’entrée : https://youtu.be/mqhHgT4mvRQ

Le château est privé, autrement dit encore habité, il n’est donc pas possible de prendre de photo mais la visite était vraiment intéressante. Nous avons été fort bien accueillis par une dame qui avait bien envie de discuter. Elle nous a dit que nous avions une chance exceptionnelle, habituellement le mois d’Octobre n’est pas aussi ensoleillé d’autant que les fleurs du jardin sont encore là alors que normalement c’est pluie et vent. Leur été a été misérable, octobre rattrape un peu les choses. Pour sûr, prendre un coup de soleil en octobre en Ecosse, c’est pas courant…

Nous rateront les plages de corail à côté (j’ai zappé) et nous nous dirigerons directement à Neist Point. Un pur bonheur et une totale déception sur l’état du fort, complètement laissé à l’abandon et vandalisé. Par contre, j’ai pu voir des phoques chasser des oiseaux posés sur l’eau avec les jumelles. Tout juste génial !

Pour le soir, nous dormiront à Portree finalement, dans une vraie chambre avec un grand lit moelleux, la télé et surtout une vraie douche. Le pied quoi, ça change de la nuit passée !

 

 

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