Le sanctuaire de Jongmyo

Le sanctuaire ne se visite qu’avec un guide. Pas de chance j’ai raté la visite en anglais, la prochaine est dans 2h, il fait froid, il pleut, c’est le dernier jour, tant pis, je prend celle en coréen. De toute façon il y a des guides en anglais, je devrais pouvoir m’en sortir. J’attend tranquillement le départ de la visite, je fais un peu tache au milieu du groupe de coréens quand un papy s’approche, discret et lance un timide :

– « Hi ! »

Moi : -« hi. »

Lui : -« Do you speak english ? »

Malgré son accent, on se comprend plutôt bien. Il me demande d’où je viens : France. Il adore la France, a lu Rousseau, Victor Hugo etc Durant toute la visite, il viendra vers moi, pour me résumer les infos données par notre guide, me conseiller sur les photos à prendre… Je trouve ça vraiment gentil de sa part. Grâce à lui j’apprends que les Coréens « séparent » le corps de l’âme lors de la mort. Le corps est enterré d’un côté, dans une tombe, pendant que l’âme est sanctifiée lors d’une cérémonie. Aucune idée si cela est toujours en vigueur de nos jours. Toujours est-il que les rois et reines ont droit à une tablette commémorative dans le sanctuaire (classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO) avec cérémonie, offrandes…

Source Wiki : Le sanctuaire de Jongmyo est un sanctuaire confucéen dédié aux membres de la famille royale de la dynastie Chosŏn. Selon l’UNESCO, c’est le plus vieux sanctuaire royal confucéen ; les cérémonies qui y ont encore lieu continuent une tradition établie au XIVe siècle. Ces sanctuaires existaient déjà depuis la période des trois Royaumes de Corée, mais il ne reste que ceux dédiés à la famille Chosŏn.

Le sanctuaire de Jongmyo est sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995.

Histoire

Construit en 1394 sur les ordres du roi Taejo, on le pense alors l’un des édifices les plus longs d’Asie, ou même le plus long1. La structure principale, le Jeongjeon, comporte sept pièces, chacune pour un roi et sa reine. Le complexe est développé par le roi Sejong le Grand, qui commande la construction du Yeongnyeongjeon (« Hall de confort éternel »). L’expansion du complexe continue avec le temps par nécessité de garder les tablettes des rois postérieurs ; la construction s’allonge d’ouest en est. Au total on y fit construire dix-neuf pièces.

Pendant la Guerre Imjin (l’invasion japonaise de la Corée en 15921598) les troupes japonaises incendient le sanctuaire original. Un nouveau est construit à sa place en 1601 ; c’est celui qu’on voit de nos jours. Les tablettes furent sauvées de la destruction parce qu’elles furent cachées chez un paysan ; ils sont donc les mêmes qu’on voit aujourd’hui2.

Il y a dix-neuf tablettes pour les rois et 30 pour les reines, placées dans dix-neuf salles très simples et sobres. Il ne manque que les tablettes de deux rois3.

L’entrée méridionale était réservée aux esprits visitant le sanctuaire, l’entrée orientale pour le roi, et l’entrée occidentale pour ceux performant les rituels royaux4.

Vu depuis le trône du roi au palais Gyeongbokgung, le sanctuaire serait à gauche et le sanctuaire Sajik à droite ; il était également un sanctuaire confucéen important.

Les halls principaux sont entourés de collines. Devant l’édifice principal on voit la cour Woldae, mesurant 150 m de long et 100 de large.

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